Ein französisches Tiermärchen
Von Max Lüthi
Nicht von einem schriftlich überliefertem Volksbuch, sondern von einemkurzen, im Dialekt aufgezeichneten Tiermärchen aus dem Béarnais darfhier die Rede sein. Ich sage„ darf"; denn die Großzügigkeit der Heraus-geber der vorliegenden Festschrift hat es erlaubt, daß an dieser Stelledie mündlich frei vorgetragene Erzählung zur Geltung kommt, ein Ge-biet also, dem das Interesse und die Liebe des Empfängers in gleichhohem Grade gilt wie dem Gebiet des als Lese- und Vorlesewerk wich-tigen Volksbuches. Das Volksmärchen hat Felix Karlinger sehr viel zuverdanken, er hat ihm einen guten Teil seiner Zeit, seiner Arbeits- undGeisteskraft gewidmet.
Le conte populaire français( ed. Paul Delarue et Marie- Louise Tenèze)bringt im dritten Band, einem Catalogue raisonné französischer contesd'animaux, einen aus dem béarnaisischem Dialekt übersetzten Text:
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L'aigle et le renard
Le renard était étendu par terre. Il entendait tonner l'orage et il croyaitque cela était la rumeur d'une noce au ciel.
Je voudrais bien y être, tiens, dit- il, je me rassasierais bien, il y a deuxjours que je n'ai pas fait marcher la bouche!... Quels coups de pistolet!...
L'aigle qui était à l'écoute, lui demanda:
Veux- tu que je t'y mène, là- haut?Oui. Que tu me ferais plaisir!
Mets- toi donc sur mes épaules.
Alors le renard grimpe sur ses épaules et l'un sur l'autre, ils montent haut,haut. L'orage grondait toujours et le renard disait: Je vais bien me rassas-sier, tiens, là- haut, quels coups de pistolet!
Quand ils eurent perdu la terre de vue, le roi des oiseaux donna une se-
cousse.
Oh! ne me laisse pas tomber, dis!
Non, non, n'aie pas peur.
Je vais bien rassasier, tiens, quels coups de pistolet!
Mais un peu plus tard l'aigle donna une secousse plus forte que la premièreet le renard glissa.