LES TATOUAGES.
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avant l'acné généralisée il y a de la céphalalgie et des dou-leurs vagues dans les membres; la fièvre ne se montre pas,et cependant malgré cette bénignité apparente le mal estrebelle au traitement, il y a des poussées successives desyphilides ou de plaques muqueuses qui viennent retarderla guérison jusqu'à une époque indéterminée.«< En résumé,dit M. le Dr Robert, huit inoculations évidentes de liquidesalivaire, plus ou moins chargé de virus provenant de pla-ques muqueuses, nous donnent comme résultat: trois trans-missions de syphilis et cinq résultats nuls dont un seule-ment s'explique par l'immunité acquise.
Comment interpréter cette proportion exceptionnelle?L'opérateur, tout en agissant inconsciemment, s'est placédans les conditions les plus favorables à l'effet de l'inoculation,faisant pénétrer d'abord à maintes reprises sous l'épidermele liquide plus ou moins virulent, à l'aide de son instrumentcomposé de quatre pointes d'aiguilles fixées sur un manche,puis complétant en quelque sorte des chances d'inoculationen introduisant par des frictions répétées le liquide virulentdans les piqûres saignantes, il doit donc obtenir, après cetteopération dont la durée moyenne était d'un quart d'heure,des résultats identiques sur tous les sujets vierges desyphilis. Notons cependant comme obstacle possible à lapénétration du virus les précautions prises ultérieurementpar la plupart des opérés, les uns lavant à grande eau lasurface récemment tatouée, d'autres versant de l'urine surcelle- ci, sous prétexte de faire avorter les accidents inflam-matoires.>>
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Examen des tatouages sur un cadavre. Après la mort,dit M. Hutin, si l'on racle la peau ou si l'on coupe une tran-che très mince du derme, de manière à n'enlever qu'unepartie de l'épaisseur d'un tatouage resté apparent, on peuttoujours retrouver la matière colorante, diffuse dans le tissudermique, l'extraire souvent avec la pointe d'un scalpel oud'une aiguille, et la déposer sur une lame de verre ou sur