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Les tatouages : etude anthropologique et medico-legale
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A. LACASSAGNE.

FIGARO.

Enfant perdu, docteur; ou plutôt enfant vole.

LE COMTE.

Volé, perdu, la preuve? Il crierait qu'on lui fait injure.

FIGARO.

Monseigneur, quand les langes à dentelles, tapis brodés etjoyaux d'or trouvés sur moi par les brigands n'indiqueraient pasma haute naissance, la précaution qu'on avait prise de me fairedes marques distinctives témoignerait assez combien j'étais un filsprécieux; et cet hieroglyphe à mon bras...

( Il veut se dépouiller le bras droit.)

MARCELINE, se levant vivement.

Une spatule à ton bras droit!

FIGARO.

D' savez- vous que je dois l'avoir?

Dieu! c'est lui!

MARCELINE.

Cette citation est d'autant plus intéressante que«< ces mar-ques distinctives» ou« cet hieroglyphe» sur le bras«< droit>>ont un caractère nettement professionnel: c'est l'instrumentdont se servait le D' Bartholo pour remuer ou étendre sesélectuaires ou ses onguents.

Au point de vue du sexe, je rappellerai que j'ai vérifié surdes prostituées arabes la remarque ingénieuse faite à Parispar Parent- Duchâtelet:« Si la fille est jeune, ce sont pres.que toujours des noms d'hommes; si elle est d'un certainâge, ce sont le plus ordinairement des noms de femmes.Dans ce dernier cas, ces noms sont toujours traces dansl'espace qui sépare le pubis du nombril, ce qui ne se voitjamais pour les noms d'hommes. Je n'ai pas besoin d'entrerà ce sujet dans de grandes explications, on comprendra ceque cela veut dire.>>

« Ces inscriptions, dit le même auteur, servent à montreravec quelle facilité ces femmes changent d'amants et com-