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Les tatouages : etude anthropologique et medico-legale
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LES TATOUAGES.

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il était même, je crois, allié; c'est au point qu'il m'enseignajusqu'à un tic de mon sosie.

Ces renseignements me furent d'un grand secours, lorsque,le seizième jour de notre détention au cachot, on vint m'enextraire pour me présenter mon père que le commissaire desclasses avait fait prévenir. Mon camarade m'avait dépeint cepersonnage de manière à ne pas s'y méprendre. En l'aperce-vant, je lui saute au cou: il me reconnaît; sa femme, quiarrive un instant après, me reconnaît; une cousine et unoncle me reconnaissent; me voilà bien Auguste Duval, iln'était plus possible d'en douter, et le commissaire en demeuraconvaincu lui- même. Mais cela ne suffisait pas pour mefaire mettre en liberté comme déserteur de la Cocarde jedevais être conduit à Saint- Malo, puis traduit devant un con-seil de guerre. A vrai dire, tout cela ne m'effrayait guère,certain que j'étais de m'évader dans le trajet. Je partis enfin,baigné des larmes de mes parents et lesté de quelques louisde plus...» C'est le chapitre que Vidocq intitule malicieuse-ment La voix du sang.

CHAPITRE V.

DU TATOUAGE EN MÉDECINE LÉGALE.

Je désire présenter certaines considérations générales surles applications médico- légales du tatouage. Il est bien en-tendu que tous les renseignements qui se trouvent dans leschapitres précédents doivent être utilisés, mais il existed'autres faits qui peuvent rendre service et il est nécessairede les rapprocher tous afin de mieux apprécier le parti quel'on peut en tirer. J'adopterai la division générale que j'ap-plique à un cas quelconque de médecine judiciaire: défini-tion, nature ou limite du sujet; caractères scientifiques; con-séquences médico- judiciaires et règles de l'expertise.