LES TATOUAGES.
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teur qui a publié le premier une Histoire médicale du ta-touage et, sans avoir épuisé la question, a rendu bien dif-ficiles les recherches de ses successeurs.
Signalons toutefois le rapport de Horteloup à la Société demédecine légale( 1), un travail de Kranz sur le tatouage,publié en Allemagne, les travaux si remarquables de Lom-broso( 2) et de l'Ecole italienne( 3).
Citons aussi un mémoire de M. le Dr Robert( 4), sur lesinoculations syphilitiques accidentellement produites par letatouage, et les récents traités de médecine légale( 3) quinous font connaître l'opinion des médecins légistes en Alle-magne et en Angleterre( 5).
Au point de vue anthropologique, il serait trop long de citeret nous ne pouvons que renvoyer à la collection des Bulletinsde la Société d'anthropologie de Paris, qui renferme ungrand nombrede communications ou de notes sur le tatouagechez les différents peuples.
CHAPITRE II.
DES PROCÉDÉS DU TATOUAGE.
Le tatouage, disent Littré et Robin( 6), est une opérationqui consiste à piquer la peau jusqu'au sang et à étendre,sur la partie piquée, des poudres fines comme du vermillon,du charbon porphyrisé.
Il y a dans cette définition plusieurs erreurs. Les tatoueursne piquent jamais la peau jusqu'au sang parce qu'alors le ta-
( 1) Horteloup, Du tatouage( Ann. d'hyg., 1870, t. XXXIV, p. 440).( 2) Lombroso, Uomo delinquente, ch. IIl.
( 3) De Paoli, Notes sur le tatouage à l'asile d'aliénés de Génes( 1879)( Archivio del professore Lombroso).
( 4) Robert, Recueil de Mémoires de médecine militaire, n° 173, p. 609, 1879.( 5) Hoffmann. Nouveaux éléments de médecine légale. Introduction etcommentaires, par P. Brouardel. Paris, 1881, 1 vol. in- 8.- Taylor, Mé-decine legale.
( 6) Littré et Robin, Dictionnaire de Nysten, 14e édition. Paris, 1878.