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( devenu en ouïgour simrukha aigle»); en enlevant sim, il restera rough, de-venu par le jeu bien connu des étymologies( ¹). Il est bien vrai que les Persansont plus tard identifié le rokh au simourgh, mais je crois que les Arabes avaientcommencé par l'identifier à leur propre' anka. Sur l'étymologie de ce derniermot, Devic hésite entre l'arabe' ankâ, féminin de a'nak( oiseau) au long cou",et le malais angkas ou ongkas, qui signifie oiseau( 2). Mais les Arabes considèrentanka comme masculin; ils disent' anka moughrib anka étrange»( 3). Puisqueje suis sur le chapitre des étymologies conjecturales, je me demande si l'alcyon,aλxvwv, de Lucien, qui est le prototype classique du rokh à oeuf colossal( lenid a 60 stades de pourtour, dit le mauvais plaisant) que les marins cassent àcoups de hache(), je me demande, dis- je, s'il n'y a pas entre le mot grec privéde sa terminaison wv et le' ankâ des Arabes une parenté, peut- être par l'in-termédiaire d'un mot araméen* xpy ou* xp( 5), que le philosophe de Samosateaurait facétieusement assimilé au gracieux oiseau de mer connu des Grecs.Car, si je ne me trompe, Lucien est le seul qui ait fait un oiseau gigantesquedu doux alcyon» qu'André Chénier devait plus tard chanter. C'est ce qui mefait supposer chez lui une réminiscence de légende syrienne. Mais je ne veuxpas m'aventurer plus longtemps sur le terrain des conjectures.
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L'ILE DU CAMPHRE. Dans l'édition Langlès et les manuscrits de la Biblio-thèque nationale du même type( 6), elle est appelée Riha,; dans les autres
rent ce dieu; on le chercherait vainement dansle Manuel de l'histoire des religions de Chantepiede la Saussaye( trad. franç., Paris 1904) oudans les Études sur les religions sémitiques duP. Lagrange( 2° édit.; Paris 1905). Mon savantcollègue du Collège de France, M. Fossey, m'é-crit que ce nom ne s'est pas retrouvé dans lestextes connus. Cf. VIGOUROUX, Dictionnaire de laBible, sub verbo Nesroch.
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( 1) Cyèna Simurgh Rocs, dans Compte
rendu du Congrès scientifique international desCatholiques, tenu à Paris du 1" au 6 avril 1891,6 section, Philologie, p. 83-84. Cité parChau-vin( Bibliogr. ar., VII, p. 12).( 2) Op. laud., P. 253.
( 3) Le père du sage Loukman s'appelait' Anka,s'il faut en croire le témoignage( que je croisisolé) de Damiri( édition de 1319, II, P. 33.SB). Cela rappelle le rapport légendaire deLoukmân avec les vautours( CAUSSIN DE PER-CEVAL, Essai, I, p. 16).
Cependant, nous avons vu plus haut que,dans le livre de Calila et Dimna, le nom estconsidéré comme féminin.
( 4) Histoire véritable, II, p. 40. Cf. CLOUSTON,Popular tales and fictions, Édimbourg et Londres1887, II, p. 167.
( 5) Bochart( loc. cit., p. 811) a déjà rapprochédu' ankà l'hébreu panakim les géants".( 6) 3645, 3646, 3649, 5176.