86-
de sa maison, il va couper, dans sonjardin, une longue perche, place sesespèces dans un petit sac, l'attache aubout de la perche et plante celle- ci surla colline. Il descend ensuite tout en baset, regardant en haut, s'écrie: l'hommen'est pas un oiseau, comment pourrait-il atteindre là; j'ai trouvé un bon en-droit. Un mauvais sujet l'observait. Unefois le Hodja éloigné, l'autre monte sur labutte, fait descendre le sac, frotte la per-che avec un peu de fiente de boeuf, la re-plante ensuite sur le sommet et gagne lelarge. Peu après le Hodja se trouve avoirbesoin d'argent. Il accourt au bas de laperche, voit qu'il ne lui reste plus rien etqu'après le bâton se trouvent des traces defiente de bœuf.- Quoi! s'écrie- t- il, j'aidit qu'aucun homme ne pouvait atteindrele haut de cette perche et voilà qu'unbœuf y est monté! C'est là un vrai mira-cle! Et faisant l'oraison funèbre de sonargent: la miséricorde de Dieu soit surlui, dit- il!