TATOUAGE.
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des sages- femmes sur des enfants nouveau- nés placés dans les hôpitaux, afin depermettre aux mères de les reconnaître plus tard.
Cette pratique était en usage au siècle dernier, si nous en croyons Beaumarchais( Mariage de Figaro, scène XVI, acte 3):
BARTHOLO
Le fat! c'est quelque enfant trouvé.
FIGARO
Enfant perdu, docteur, ou plutôt enfant volé.
LE COMTE
Volé, perdu, la preuve? Il crierait qu'on lui fait injure.
FIGARO
Monseigneur, quand les langes à dentelles, tapis brodés et joyaux d'or, trouvéssur moi par les brigands, n'indiqueraient pas ma haute naissance, la précautionqu'on avait prise de me faire des marques distinctives témoignerait assez combienj'étais un fils précieux; et cet hiéroglyphe à mon bras...( il veut se dépouillerle bras droit).
MARCELINE, se levant vivement
Une spatule à ton bras droit!
FIGARO
D'où savez- vous que je dois l'avoir?
Dieu! c'est lui!
MARCELINE
Cette citation est d'autant plus intéressante que ces marques distinctives oucet hieroglyphe sur le bras droit ont un caractère nettement professionnel: c'estl'instrument dont se servait le docteur Bartholo pour remuer ou étendre sesélectuaires ou ses onguents.
Tout récemment, nous avons lu dans un journal le fait divers suivant:« Unejeune femme élégamment vêtue se présentait avant- hier soir, accompagnée d'unenfant, à l'hôtel du Lion d'Or, rue Lévis, et se faisait donner une chambre.Attiré, le lendemain matin, vers neuf heures, par les cris de l'enfant, le garçond'hôtel accourut. Il trouva sur la table un billet ainsi conçu:« Je préfèret'abandonner plutôt que de te tuer. Plus tard, tu porteras un nom qu'on nepeut te donner aujourd'hui». Le billet était signé des initiales D. H. S. De plus,le petit garçon porte un zouave tatoué sur le bras droit. M. Gilles, commissairede police, a envoyé l'enfant aux Enfants Assistés et a commencé immédiatementune enquête.
2° Le sexe. C'est surtout sur des hommes que l'on trouve le plus souventdes tatouages; quelques femmes cependant par coquetterie se font tatouer endifférents endroits de la face des mouches, des grains de beauté. Le tatouagen'est pas rare chez les prostituées; même sur les femmes publiques arabes j'aiconstaté que quelques- unes ont les tatouages dont nous venons de parler, soit àla commissure des lèvres, à la lèvre supérieure ou inférieure, à la joue, près del'angle externe des paupières. J'ai les observations de trois prostituées dont lesdessins représentent un portrait ou l'inscription du nom de l'ancien amant, et, à