Druckschrift 
Eine Krippe aus Rohholzstücken : = <<Un>> presepio di pezzi di legno grezzo = <<Une>> Sainte Crèche en morceaux de bois brut = <<A>> crib obtained from pieces of raw wood
Entstehung
Wien [1959]
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UNE SAINTE CRÈCHE EN MORCEAUX DE BOIS BRUT

« Ce recueil très apprécié a été suggéré à son cueilleurnon seulement par un goût artistique inné, mais aussi par unprofond sentiment d'amour pour la nature et par une con-viction religieuse très enracinée qui fait reconnaître mémedans les objets les plus petits et les plus insignifiants l'em-preinte du Divin. Aussi se recueil mérite- t- il vraiment de nepas être dispersé, mais d'être bien gardé et il mérite qu'onle fasse comprendre à tous ceux qui s'approchent de lui à

coeur ouvert».

Dr. GIUSEPPE ZAMPIERIEx- maire de Vicence

Sénateur de la République Italienne

« La Commission décide à l'unanimité de classifier pourla première section( S. Crèches franciscaines) la Sainte Crèchepresentée par monsieur le professeur Mario Andreis lequel,se détachant nettement des formes traditionelles( sa S. Crècheest bâtie entièrement en morceaux de bois trouvés à l'étatnaturel), a su néanmoins donner une forme à la célébrationde la Nativité d'une façon suggestive et originelle».

D'après la relation de la Commission de jugementdu Concours Provincial de la Sainte Crèche. Vicence, 1957.

L'an 1951, pendant une excursion dans la région de l'Achensee surles Alpes( Tirol), je vis, le long du chemin que je parcourais, un arbredéraciné par un orage. Une partie de ses racines s'étendait en haut etune de ces racines représentait d'une façon surprénante, la Sainte Viergeavec l'Enfant Jésus dans les bras. J'en fus touché et avec moi en furenttouchées d'admiration toutes les personnes qui m'accompagnaient. Mal-heureusement je n'avais aucun outil pour détacher cette merveilleuseplastique naturelle. Il n'y avait pas dans le voisinage de maisons decampagne j'aurais pu me le faire donner. Le désir de m'emparer decette racine devint peu à peu si brûlant qu'un beau jour je décidai deretourner<< tout équipé» à la même place je l'avait vue. Est- ce queje me trompais de chemin ou même pendant ce temps l'arbre avait- il- étéemporté? J'avais beau chercher, je n'arrivai plus à le retrouver. Je de-meurai comme celui qui a éprouvé une perte irréparable.

Depuis ce jour je n'entreprenais plus des excursions ou des pro-menades au milieu de la nature, sans l'escorte d'une petite scie. Jem'habituais cependant à observer non seulement le panorama, mais aussiles petits objets que je rencontrais sur mon chemin: branches d'arbre,broussailles, racines, morceaux de bois. C'est ainsi que j'ai commencémon recueil de plastiques naturelles.

Le premier jour c'était la tête d'un animal, le deuxième une fi-