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Les sots dans la tradition populaire des Persans
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Abgeschriebe!

Arthur Christensen.

Autres contes persans, publiés dans les temps modernes:

26.( Résumé.) Une corneille crie, perchée au haut d'un arbre.Les gens du village, ne comprenant pas ce langage, appellent leurcadi, qui, pour mieux entendre ce que dit la corneille, grimpe surl'arbre. Il met la tête entre deux branches et essaie de saisir lapatte de l'oiseau, qui s'envole. Les villageois, craignant que l'oiseaun'emporte leur cadi, saisissent celui- ci et tirent de toutes leurs forces,jusqu'à ce que le corps tombe à terre, tandis que la tête demeuresuspendue entre les deux branches. Les villageois ne voient pas latête, et une dispute s'élève entre eux avait- il une tête auparavant, ouiou non? Enfin ils s'en vont demander à la femme du cadi, qui répondqu'elle ne le sait pas pour sûr: ce qu'elle sait, c'est que, lorsqu'ilmâchait son pain, sa barbe se remuait.( Lorimer, Persian Tales, no. 23.)

Le conte existe dans deux variations: 1. la tête arrachée entredeux branches d'un arbre, 2. un chasseur avançant sa tête dans lerepaire d'une bête féroce, celle- ci lui arrache la tête. Versions orien-tales Glossar ::: zum Glossareintrag tales: sottisier de Juḥa- Nasr- ed- din, Wesselski, no. 374 et notes, II,p. 192; Mouliéras, notes de Basset, p. 43, note 2, p. 72, note 8;Basset dans le RTP. XIX, p. 313; en araméen moderne: Lidzbarskidans la Z. f. Assyriologie, IX, 562, et Geschichten u. Lieder aus denneuaramäischen Handschriften( 1896), p. 130; Dirr, Kaukas. Märchen,no. 84. Versions européennes: Hans Sachs IV, p. 73 sqq.; Garten-gesellschaft de Jakob Frey, no. 12, voir les notes de l'éd. de Bolte,p. 220; l'Homme sans tête', conte de Molbo danois; Aarne, FFC.III, p. 47( type 1241), V, p. 117; Hackmann, ibid. VI, p. 24.

Ce motif, dans le conte de M. Lorimer, est précédé de celuidu cadi qui, interrogé par une personne aussi peu intelligente quelui, au sujet d'un fer- à- cheval trouvé par lui, dit que voilà la lunedevenue vieille et tombée sur la terre.

27. Un homme creusait un trou dans sa maison. Pour savoirce qu'il devait faire de la terre, il demanda conseil à un autre, qui dit:, Creuse encore un trou pour y verser la terre.'( Riyāz- el- ḥikāyāt, VI, 51).