Les sots dans la tradition populaire des Persans.
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l'arracha. Le Qazvinien dit:, Tu as voulu m'écorcher, et tu m'aspris deux aqčä; mais moi j'étais plus fin que toi je t'ai joué unbon tour et j'ai eu la satisfaction d'avoir les dents arrachées pour unaqčä chacune.'(' Ubäid Zākānī, Lataif, p. 100.)
17. A. Un Khorassanien se rendit au médecin et dit:, Ma femme 419est tombée malade; que faut- il faire?' Le médecin dit, Reviens de-main en apportant un urinal, afin que j'examine le cas, alors je dirai[ ce qu'il faut faire].' Par hasard le Khorassanien tomba malade luiaussi, ce jour- là. Le lendemain il apporta l'urinal au médecin. Aumoyen d'une ficelle il avait partagé en deux le contenu de l'urinal.Le médecin demanda:, À quoi bon cette ficelle- là?' L'homme répondit:, Je suis tombé malade moi- même; la moitié d'en haut de l'urine estla mienne, la moitié d'en bas celle de ma femme.' Le lendemain,le médecin raconta cette histoire dans toutes les assemblées. Unhomme de Qazvin dit:, Excuse- moi, notre maître, mais ce Khorassaniendoit être peu intelligent: cette ficelle, l'a- t- il placée au- dedans de l'urinalou au dehors?'( Ubäid Zākānī, Laṭāif, p. 97.)
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B. Un homme de Qazvin se rendit au médecin et lui expliquasa maladie. Le médecin dit:, Apporte demain un urinal, alors je teprescrirai une médecine.' Par hazard sa femme tomba malade la mêmenuit. Il se dit à lui- même, Je ferai d'une pierre deux coups. Puisil versa l'urine de sa femme et la sienne dans un flacon. Le matin,il arriva au médecin et dit:, Ce qui est en haut est mon urine à moi,et ce qui est en bas est celle de ma femme.' Un autre Qazvinien,qui était présent, dit, Voilà du bon sens! C'est pour cela qu'onparle de la sottise des hommes de Qazvin.¹ Si tu avait placé uneficelle dans le flacon, alors tu aurais bien fait.' Le médecin rit et dit:, Tu as bien dit.'( G. Rosen, Elementa Persica, no. 74.)
J'ai entendu raconter autrefois, à Copenhague, la version suivantede l'anecdote en question: Un homme, qui croyait être malade, alla
1 A comparer la formule, C'est avec raison qu'on nous appelle des sots'employée plusieurs fois dans le Philogelos, où un sot, par une remarque sotte,fait la critique d'un mot ou d'une action d'un autre sot( nos. 15 et 43).
Chrotensen, Uberiet.30, 2° 108
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Leszymkin
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