Digitale Aufnahme 
Volkskundemuseum Wien
Entstehung
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transkribiert von Personnaz, Hélène

5.Sachez qu'une fois mariéL'on a vendu sa libertéIl faut dire adieu à la dérouteIl n'y a plus moyen de boire une goutte;car en rentrant à la maisonça ferait un mauvais carillon.

ParléOui, mes amis, une fois marié, l'on a bien vendusa liberté. Mais quelle bêtise faut-il faire que de vendresa liberté contre la marchandise pareille. Ne voudrait-ilpas mieux rester toute sa vie garçon et faire commenotre bon vieux chat qui est couché derrière le fourneau."prrr, prrr, prrr." Vous ne faite pas un pas hors de laporte qu'elles vous crient:"Où vas-tu, cochon d'ivrogne,tu vas te souler, tu vas t'enivrer; ça ferait bêlerla chèvre de notre voisine, si elle en avait une pareille."et patati et patata après. Mais ce n'est pas le tout,c'est lorsqu'on a une demi douzaine de ces petits mou-tards, lun crie papa, l'autre maman, l'un pipi, l'autrecaca, n'y aurait-il point de quoi vous dégouter dumariage pendant cent ans?

6.Mais encore, malgré celaS'il vous fallait passer par laAh, ne cédez jamais la culotteAyez soin de serrer vos bottes.Plutôt que de céder, ah! jamais,Recourez vite au manche à balai.

ParléC'est ainsi que je fais quand la mienne commandeou qu'elle veut commander. Alors je saisis l'armeprimée et pointée et je lui dis:"Gare à toi par le flandroit, gare à toi par le flanc gauche." Après ce petitexercice militaire, tout est calme, toute est pai-sible et la paix règne au logis. Voilà, mes amis,les seuls avis que j'ai à vous donner, et tâchez moyend'en profiter, car il ne sera plus temps de serrer lesfesses, une fois que les pantalons seront endommagésAlbanne 1882.