Digitale Aufnahme 
Volkskundemuseum Wien
Entstehung
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transkribiert von Personnaz, Hélène

3.Les dimanches sont de beaux joursPour affitter [sic, sans doute attifer] leurs beaux atours.Elles mettent soin à leur parurePour faire brillante chevelure,Elles mettent tout pour vous tromperNe vous laissez point attrapper.Parlé.Oh, oui, mes amis, le dimanche! C'est alors que lavanité est déployée dans toute sa gloire. L'on est saisid'épouvante lorsqu'on voit ces jeunes filles qui s'envont à la messe. Elles n'y vont pas pour prier, carelles ne le savent pas; elles tournent leurs livres sensdessus dessous sans s'en apercevoir; elles ne voientpas même si le curé est à l'autel. Mais écoutez leursdiscours lorsqu'elles sortent de la messe:"As-tu vucella avec ce beau bonnet? As-tu vu celle-ci aveccette belle robe? Moi j'en ferai un comme celui-et jen ferai une comme celle-ci. Et patati etpatata. Ah, pauvres parents que je vous plains.4.Mais ce sont de petits maux,car elles ont bien d'autres défauts,chez elles règne la gourmandisePuis ensuite la fainéantiseet ne rien faire, à babiller,et médire et à calomnier.ParléAh, oui mes amis, la médisance, la calomniela gourmandise et la fainéantise, c'est bien l'affairedu sexe feminin. Quand les maris sont absentscest alors que les commères se réunissent. Et quandl'assemblée est complète, écoutez ce qu'elles disent:"Qu'est ce que nous prenons aujourd'hui? Du café"."Ah oui du café". Aussitôt la bête à trois pattes estmise en fonction sur le fourneau. Elle a souventchaud au ventre, la pauvre bête, on ne lui donnepas le temps de se rouiller. Après le café ellessouscrivent pour le vin blanc et les gâteaux,et voilà l'argent des poules s'en va.